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Enquête : La grande distribution face au Covid, une organisation à repenser ?

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La crise sanitaire ne s’est pas terminée le jour du dé-confinement. Les mesures de distanciation sociale et de port du masque sont généralisées dans tous les espaces publics, dans les bureaux et en extérieur.

Dans les supermarchés, nous commençons à nous habituer aux caissier(e)s derrière des vitres de plexiglas et aux vendeurs(ses) masqué(e)s en rayon. Toutefois, nous sommes loin de nous imaginer à quel point la Covid va bouleverser la grande distribution.

Si les magasins doivent dans un premier temps enrayer la propagation du virus, ils devront ensuite s’adapter aux changements dans le comportement des consommateurs et à une activité qui risque de devenir de plus en plus imprévisible.

Pour connaître l’ampleur des mutations à venir, nous avons mené une enquête auprès de nos clients dans la grande distribution (103 supermarchés répartis dans toute la France).

Nous étions loin de penser que la crise sanitaire causerait tant de changements dans les mentalités. Voici ce que nous avons appris.

La crise sanitaire aura un impact durable sur la gestion des effectifs

En première ligne pour assurer la continuité des services essentiels aux Français, les travailleurs de la grande distribution sont exposés au coronavirus. Malgré les dispositions déjà évoquées, ces métiers de relation client ont par nature des risques élevés de contamination.

Pendant la période de confinement, certains supermarchés se sont retrouvés avec plus de 30 % d’absents dans leur effectif. À celles directement dues au virus, mentionnons celles des parents qui devaient s’occuper de leurs enfants. Au total, 40 % des sondés affirment que les absences et les abandons de poste sont leurs principales problématiques depuis le début de la crise sanitaire.

Les clients des supermarchés ont eux aussi adapté leur comportement. Les heures des courses changent, la consommation de certains produits fluctue brutalement, des canaux comme le e-commerce explosent. L’actualité a le pouvoir de créer des pics d’activité énormes alors que la numérisation des courses amplifie leur caractère imprévisible. Pour ces raisons, 73 % des sondés avouent avoir des difficultés à ajuster leur personnel aux variations d’activité.

Pour gérer cet absentéisme d’un nouvel ordre et ces pics d’activités répétés, les supermarchés ont besoin de plus de souplesse dans la gestion de leurs effectifs. Concrètement, ils doivent avoir la capacité de répondre à des besoins en personnel de quelques heures avec une réactivité immédiate.

Sans cette souplesse, les magasins feront face à des baisses de chiffre d’affaires, par exemple lorsque des commandes drive devront être refusées ou que des ruptures de stock surviendront.

En ce qui concerne l’emploi, le manque de flexibilité se traduit très concrètement par la perte d’heures de travail. Chaque fois qu’un manager ne trouve personne pour un créneau de deux heures en caisse, c’est une rémunération qui disparaît.

Les solutions traditionnellement utilisées par la grande distribution pour ajuster leurs effectifs semblent inopérantes face à ces nouveaux défis.

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Les outils traditionnels ne sont plus à la hauteur

Notre enquête révèle que les gérants de supermarchés utilisent prioritairement les heures supplémentaires (66 %) et le travail temporaire (42 %) pour ajuster leur effectif. Ces solutions perdent de leur intérêt lorsque leur recours devient trop fréquent.

Les heures supplémentaires dépendent de la volonté des salariés de vouloir travailler plus. Or, dans un magasin touché par un fort absentéisme, la probabilité de trouver de tels salariés diminue. De plus, elles reposent sur un consentement souvent biaisé par les rapports hiérarchiques. Utilisées trop régulièrement, les heures supplémentaires risquent de saper l’implication des salariés et peuvent devenir un facteur d’absentéisme et de turnover. La moitié des sondés déclarent ne pas trouver suffisamment de candidats lorsqu’ils proposent des heures supplémentaires.

Le travail temporaire est quant à lui en mesure de fournir un nombre conséquent de travailleurs. En revanche, c’est la qualification qui pose problème. 39 % des sondés ne sont pas satisfaits de la qualité des profils intérimaires. Les agences d’intérim, peu numérisées, ne sont pas organisées pour trouver rapidement des profils formés et qualifiées pour des missions de quelques heures. Les supermarchés doivent alors régulièrement composer avec des intérimaires qui demandent plus d’accompagnement qu’ils n’apportent de valeur ajoutée.

Que ce soit le travail temporaire ou les heures supplémentaires, ces deux solutions sont par nature ponctuelles. Elles n’existent pas pour combler un besoin régulier, pourtant exprimé très clairement par la grande distribution dans ce nouveau contexte. Notre enquête montre que lorsque ces solutions sont souvent utilisées, elles deviennent trop chronophages (46 %) et trop coûteuses (33 %).

Pour répondre à leurs besoins, beaucoup de supermarchés se sont tournés vers le travail indépendant avec succès.

Le recours au travail indépendant plébiscité par la grande distribution

Alors que JobyPepper est une plateforme « multi-contrat », où les entreprises ont le choix de proposer des missions en CDD, en intérim ou en freelance, elles ont de loin privilégié le travail indépendant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la souplesse de cette forme de travail est saluée unanimement.

« La flexibilité des indépendants me permet d’intégrer mon planning au fur et à mesure »

« Les indépendants sont plus attentionnés et assidus au travail. Ils sont leur propre patron et nous pouvons faire appel à eux en cas de charge exceptionnelle de travail. Certains sont même devenus incontournables. Félicitations à ceux-là. »

Le travail indépendant est salutaire dans la grande distribution, car c’est la seule solution assez souple pour s’adapter aux besoins des magasins. Même les missions de quelques heures trouvent preneur. Ainsi 60 % des sondés apprécient pouvoir réaliser des missions de quelques heures grâce au travail indépendant.

Autre avantage mis en avant par les supermarchés : le professionnalisme des indépendants (32 %). À leur compte, les indépendants se soucient du travail bien fait pour pouvoir sécuriser de futures missions. Aussi, l’épanouissement offert par la flexibilité de ce statut se concrétise logiquement dans la qualité du travail fourni.

Le travail indépendant séduit la grande distribution. Mais sa mise en place est une petite révolution dans le secteur. Les plateformes comme JobyPepper s’imposent comme des intermédiaires indispensables.

Les plateformes : alliance du numérique et de l’humain

Dans cette partie, les sondés répondent à des questions relatives à leur expérience sur JobyPepper.

JobyPepper, comme d’autres plateformes, a des atouts très clairs :

  • Vivier de plusieurs milliers d’indépendants dans toute la France
  • Outil digital pour la gestion des missions, des relevés d’heures et des paiements
  • Automatisation du travail administratif

Sur le papier, c’est déjà suffisant pour y voir une solution pertinente dans la grande distribution. Nos clients mettent toutefois en avant d’autres caractéristiques.

En premier lieu, 80 % des sondés valorisent l’accompagnement des équipes JobyPepper. Recourir à une nouvelle forme de travail n’est pas une mince affaire. Chaque client a un Customer Success Manager dédié qui l’accompagne dans la mise en place et la gestion quotidienne de la plateforme. Dans un contexte si incertain, la dimension humaine est capitale.

Ensuite, les magasins apprécient pouvoir travailler régulièrement avec les mêmes indépendants (68 %). Le concept d’équipe, propre à JobyPepper, permet aux entreprises et à leurs prestataires de collaborer sur le long terme, de nouer une relation de confiance, de travailler sereinement et d’économiser du temps et des coûts sur la formation.

Qu’il s’agisse du lien avec les travailleurs ou avec l’équipe de JobyPepper, l’humain est au centre de l’offre plébiscité par les sondés.

Enfin, JobyPepper propose une réactivité unique (53 %). Face aux imprévus, les renforts doivent être présents dans l’heure. La numérisation permet une communication instantanée entre le supermarché et son équipe d’indépendants.

Idoine pendant la crise sanitaire, le travail indépendant pourrait se généraliser dans la grande distribution grâce à l’usage des plateformes.

Le travail indépendant, parti pour s’imposer dans la grande distribution ?

À l’unanimité, tous nos clients de la grande distribution ayant eu recours au travail indépendant souhaitent poursuivre sur cette voie (100 %). Il ne s’agit pas seulement de faire face à la crise sanitaire, mais bien d’inventer une nouvelle organisation pérenne où la souplesse est essentielle. Devant cet état de fait, on voit mal comment cette pratique ne pourrait pas devenir la norme dans les années à venir.

L’incertitude se trouve plutôt du côté des travailleurs indépendants. Au fonds, souhaitent-ils vraiment travailler via le statut de micro-entrepreneur ?

Nous avons posé la question à notre communauté dans le cadre d’une autre enquête. Ils sont 84 % à vouloir continuer à travailler comme indépendant, même si un CDI leur était proposé.

L’indépendance donne au travailleur un meilleur équilibre entre sa vie pro et sa vie perso et une liberté totale sur son emploi du temps. Soulignons que notre communauté est principalement composée de jeunes, souvent étudiants.

Alors que le chômage devrait atteindre des sommets historiques et que beaucoup d’entreprises sont instables, le travail indépendant est une solution qu’il va falloir considérer.

September 2, 2020

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Pierre Pilleyre

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Head of sales
pierre@jobypepper.com

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