Travail

[2/3] Les entreprises doivent s'adapter aux contraintes des jeunes pour être attractives

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Entre 200 000 et 330 000 offres d'emploi seraient non pourvues par manque de candidats selon Pôle Emploi.

Des secteurs entiers comme la grande distribution, la restauration ou la logistique sont en tension. Ils n'attirent pas assez de candidats et ne fidélisent plus leurs salariés.

Certes, les métiers à pourvoir dans ces secteurs sont réputés pénibles. Ils sont fatigants physiquement, ont des horaires décalés et imposent un management très hiérarchique.

Ces emplois sont traditionnellement pourvus par les jeunes. Désireux de travailler pour financer leur vie étudiante, ils négligent la pénibilité.

Aujourd'hui ce fonctionnement est caduc : malgré un taux de chômage des 15 - 24 ans avoisinant les 20%, les jeunes abandonnent ces secteurs.

Quelles sont les causes du divorce entre ces secteurs en tension et les jeunes ? Quelles sont les variables à ajuster pour de nouveau aligner les besoins des uns et des autres ? Comment recréer de l'emploi en France ?

Les secteurs en tension manquent d'attractivité

Les secteurs en tension sont ceux dont les métiers ont le moins évolué. Les caissiers continuent de faire biper des produits et les préparateurs de commandes remplissent toujours des cartons.

Si les métiers ne changent pas, les nouvelles technologies ont fait évoluer les conditions de travail : contrôle accru, augmentation des cadences, renforcement de la hiérarchie ...

Alors que les métiers qui peuvent s'exercer en télétravail profitent de la technologie pour gagner en liberté, ceux qui impliquent une présence physique sont dans une logique d'optimisation. Le travailleur est assimilé à une machine et seul sa productivité importe. Cette dérive conduit nombre d'entre eux à des problèmes de santé mentale et physique.

Ces nouvelles organisations du travail n'attirent pas les jeunes pour des raisons pratiques et culturelles.

D'une part la rigidité des emplois du temps n'est pas compatible avec une vie étudiante imprévisible. D'autre part car le rapport au travail des jeunes évoluent aux antipodes des conditions évoquées ici.

Ce désalignement cause des problématiques encore plus préoccupantes.

Le manque d'attractivité ruisselle sur l'absentéisme et le turnover

Les secteurs en tension semblent enfermés dans un cercle vicieux.

Le manque d'attractivité initial demande aux managers de trouver des solutions de flexibilité.

En France, 50% des salariés effectuent en moyenne 114 heures supplémentaires par an. Presque un mois de travail en plus. La surcharge de travail due aux heures sup' n'est pas toujours bien accueillie par les salariés. Elle peut entraîner une baisse d'implication, une hausse du taux d'absentéisme et à terme, des abandons de poste.

Pour parer ces problèmes d'effectif, des contrats plus précaires sont proposés pour combler les trous. 87% des embauches sont réalisées en CDD, dont un tiers ne dure qu'une seule journée.

En fin de compte, le manque d'attractivité par une chaîne d'intrications se nourrit lui-même. Et les conséquences sont énormes : rien que l'absentéisme coûterait 108 milliards d'euros par an.

Qu'est-ce qui empêche les entreprises de se conformer aux contraintes des jeunes pour sortir de ce cercle vicieux ?

Une organisation plus souple, la solution à tous les maux ?

Le marché du travail est un marché à part. L'offre et la demande évoluent en permanence, muées par les changements culturels et les innovations technologiques. Toutefois il est une chose qui est resté identique : les contrats.

Les contrats fixent les conditions de travail. Une partie peut être négociée entre les parties (ex: le salaire) tandis qu'une autre est réglementée par la loi (ex: le temps de travail).

Est-ce que ces règles ne constituent pas, pour une partie des entreprises et des travailleurs, des obstacles plutôt que des sécurités ?

Parmi les 200 000 à 330 000 offres non pourvues par manque de candidats, entre 110 000 à 181 000  concernent un emploi durable (CDI ou CDD de plus de 6 mois).

Le salariat a de beaux jours devant lui. Ses avantages sont précieux aux yeux des français. Toutefois il n'est peut-être pas adapté à toutes les situations.

Wahba est étudiant à Lyon. Il ne recherche pas de CDI car il sait qu'à un moment ou un autre il devra manquer des cours pour honorer son contrat. Il cherche un travail plus souple qui ne met pas en péril la réussite de ses études.

Poussé dans ses retranchements, le salariat s'adapte. On entend parler d'horaires flexibles, de semaine de 4 jours, de télétravail ... D'autres formes de travail se développent aussi, comme le travail indépendant. Tout cela participe à l'émergence d'organisations plus souples, qui laissent la place aux jeunes.

Et après ?

Afin de retrouver de l'attractivité, les secteurs en tension doivent proposer de meilleures conditions de travail. Cela reste plus facile à dire qu'à faire.

Une organisation plus souple implique des changements dans le recrutement, la planification, le management, la formation ...

Pour relever ce défi et accompagner ces entreprises, des plateformes digitales comme JobyPepper émergent et proposent des solutions clés en main. C'est ce que nous allons voir dans la troisième partie de cet article.

Sources

July 27, 2020

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Pierre Pilleyre

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Head of sales
pierre@jobypepper.com

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